La “danse-thérapie”, c’est quoi ?

 

La Danse Thérapie EMVC® (Ecoute du Mouvement, la Voix du Corps) est une méthode fondée par Valérie Galeno-Delogu et validée par le Conseil International de la Danse UNESCO.

C’est une méthode de soin “qui utilise la Danse comme objet médiateur dans la relation thérapeutique”. Dans ces ateliers, il ne s’agit pas de reproduire, mais de découvrir sa propre danse à travers l’improvisation du geste et l’écoute profonde de sa propre sensorialité.
Bien plus qu’une danse “bien-être”, il s’agit ici de “remettre en harmonie”.

 
Crédit Photo : Valérie Galeno-Delogu pour EMVC® - Tous droits réservés

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“Là où le geste prend la parole”

C’est le sens premier que j’ai trouvé à la “danse-thérapie”. Les mots sont d’une richesse magnifique, les mots sont les véhicules de la pensée, de notre voix, de notre manière d’être au monde et de nous manifester. Pourtant, les mots parfois ne sont pas justes, ils sont insuffisants pour exprimer les mille couleurs intérieures. Parfois aussi, les mots sont muets, ils ne peuvent pas sortir car l’émotion est trop intense, ils ne savent pas comment dire au monde l’ampleur de leur monde intérieur ou même ils ne le savent pas eux-même. Là où la parole devient parfois fragile, déguisée, impuissante, le mouvement continue de conter. Il ne ment pas. Il ne dit pas la fragilité, il l’est. Il ne dit pas son impuissance, il l’incarne. Il est. Alors bien sûr, il peut feindre, se déguiser derrière des figures ou des codes établis, et de cette manière il a aussi quelque chose à nous dire de nous.



 
 
 
 
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Crédit Photo : Valérie Galeno-Delogu pour EMVC® - Tous droits réservés

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Le mouvement redonne vie au corps, et le dépoussière.

Il est un feu follet qui embrase le corps et le parcourt de cellule en cellule. Le mouvement est partout dans un corps vivant, il n’est pas seulement dans les muscles ou dans les articulations, il est aussi à l’intérieur. Il est cette petite flamme qui danse dans le bassin, dans la poitrine et qui virevolte dans le corps entier alors que pas même un seul doigt ne bouge. Il est cette lumière douce qui vibre dans les mains. Peurs, tensions, chocs, traumatismes, le corps se fige et se protège, puis se fixe dans ce qu’il connaît. Dans Le Féminin sauvage, Tami Lynn Kent écrit : “L’esprit déserte naturellement les lieux non respectés”. Le mouvement, et la danse-thérapie de manière plus générale, explore, déniche et revisite ces zones désertées, ces zones de non-droit, dans lesquelles on ne sent plus rien. Le mouvement réveille ces mémoires endormies et lentement le corps ouvre ses paupières et dit, crie, pleure, ses blessures, ses joies, ses espoirs, ses désirs. Et lentement, alors que le corps rentre à la maison, que la maison-corps dépoussière ses recoins et allume une bougie sur la table, le Soi, l’âme, se souvient petit à petit de qui il est.




 
 
 
 
Crédit Photo : Valérie Galeno-Delogu pour EMVC®  - Tous droits réservés

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Danser c’est donner l’existence à ses émotions, à ses besoins, à ses désirs, sans justification.

C’est donner l’être à Soi, se légitimer, légitimer ses sensations, ses actes, ce qu’on est. Danser, c’est créer sa propre chorégraphie, créer la chorégraphie de sa vie. Une chorégraphie que personne ne nous impose. Il n’y a pas de critères admis esthétiques ou techniques, il n’y a pas de comparaisons, il n’y a pas de classement. L’atelier de (danse) art-thérapie reste l’un de ces rares espaces où la compétitivité et la performance n’ont pas leur place.


 
 
 
 
Crédit Photo : Valérie Galeno-Delogu pour EMVC® - Tous droits réservés

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